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Département 38 (Isère) des victimes dont Marc salariées de l'AIR LIQUIDE pour l'armement pour Karachi contestent l'impunité de notables.
Des abus se répètent à l'exemple de ceux subit par M PUISEUX ; BELLEUDY - Le scandale Karachi publié Par MEDIAPART

Contact appel à témoin :  0763156646        (Voir recopie)                       





On nous appelle « les Karachi » Magali Drouet et Sandrine Leclerc

Le livre retrace l'affaire Karachi à travers les yeux de deux filles de victimes.

Il s'organise en 8 parties qui décrivent comment les victimes ont peu à peu été convaincues que l'Etat français leur cachait la vérité.

1. Le choc

Magali et Sandrine racontent comment elles ont été informées de la mort de leurs pères. La DCN a mis beaucoup de temps à les informer et ne leur a pas laissé le temps de faire leur deuil. Leurs questions étaient sans réponse et elles n'ont eu aucun rôle dans l'organisation des obsèques de leurs pères. Les assistantes sociales de DCN étaient très maladroites et ne parlaient que de leurs problèmes personnels. Magali, Sandrine et leur famille ne se sont senties ni écoutées, ni comprises. Pire, elles ont eu la douloureuse impression qu'on leur cachait des informations sur l'attentat et la mort de leur pères.

2. Première manipulations

Au début, les familles acceptaient plutôt bien la thèse de DCN selon laquelle c'est « forcément AI Oaïda » qui était à l'origine de ces attentats. Toutefois un certain nombre de faits fait naître le doute au sein des familles : pourquoi le président dit il que « la France ne se laissera pas faire ? », si l'attentat de Karachi est un crime aveugle. Pourquoi DCN et l'Etat font tout pour que les familles ne se parlent pas ?

3. Besoin de justice

Face à ces mensonges, Magali et Sandrine ne vont pas se laisser taire. Elles vont d'abord attaquer la DCN pour négligence. En effet, DCN a déjà été condamnée pour des manquements à la sécurité de son personnel. Elles rejoignent une association de victimes d'actes terroristes qui ne satisfait pas leur soif de vérité et leur conseille de cesser de chercher des coupables.

4. Les révélations de Nautilus

Un jour, Magali et Sandrine tombent sur un article de Médiapart « Vente d'armes. La corruption au coeur de la République ». Elles prennent conscience des magouilles impliquant le sommet de l'Etat. Entre autres, Sarkozy est mis en cause et nie minablement son implication dans le scandale Karachi. Elles prennent contact avec des experts travaillant sur cette question et deviennent porte-parole du collectif des familles des victimes de Karachi. Le juge à la tête du pôle anti-terroriste est remplacé et dans son équipe de 7 juges, Marc Trévidic confirme les craintes de Magali et Sandrine. Leur intuition que l'attentat

équipe de 7 juges, Marc Trévidic confirme les craintes de Magali et Sandrine. Leur intuition que l'attentat de Karachi est lié à une affaire d'Etat et à la corruption de hauts fonctionnaires touchant des intérêts sur la vente d'armes à l'étranger. Le 14 Décembre 2009, elles entament des poursuites contre l'Etat pour savoir la vérité. Elles sont maltraitées par l'Etat et les médias qui tentent de leur ôter toute crédibilité.

5. Nos familles face au pouvoir

En 2008. Magali et Sandrine avaient été reçues par Sarkozy qui n'était pas encore président Elles ollicitent une nouvelle audience rappelant l'engagement du candidat Sarkozy de ne pas oublier les victimes de Karachi. Les dmeandes restent lettre morte. Un conseillère répond même que le Président n'a pas le temps pour régler des bobos personnels ILes relations entre les familles des victimes et l'Elysée vont progressivement se couper totalement. De son côté la DCN devenue DCNS (société privée n'appartenant plus à l'Etat mais dont l'Etat reste l'actionnaire majoritaire) refusent de discuter avec les vicitmes au motif que ce qu'a fait al DCN ne concerne pas la DCNS. L'Etat et la DCNS se renvoie la balle.

6. Les menaces, les tentatives

Suite à leurs actions, Magali et Sandrine subissent un certain nombre de menaces de la part de personnalités proches d'hommes d'affaires ayant organisé la distribution de commission à des hommes

politiques lors des ventes d'armements. On tente également de les censurer et d'amoindrir leurs discours.

7. Les obstructions du gouvernement

Après les révélations de la presse et des victimes portées partie civile sur l'affaire Karachi, les membres du gouvernement Sarkozy se fendent de belles promesses : « non, l'affaire Karachi ne cachait pas de secrets d'Etat ». Le gouvernement va tout mettre en œuvre pour empêcher le juge Trevidic et les victimes d'accéder à des documents importants, il va classer secret défense la majorité d'entre eux. La mission d'information parlementaire cherche elle aussi des réponses et interpelle le ministre de la défense Hervé Morin qui répond par des propos hypocrites. Le président PS de la mission, Bernard Cazeneuve fait part aux médias des grandes difficultés auxquelles les parlementaires ont été confrontés pour accéder à des documents sur l'affaire Karachi. Dans le même temps, M. Fronion, un journaliste affirme que Magali et Sandrine ont été manipulées par le PS pour faire croire qu'il y avait une affaire d'Etat Karachi.

8. Les curiosités de 2010

Face à tout cela, la piste du juge Trevidic postulant que l'attentat de Karachi a été commis par les services de renseignement pakistanais suite à une affaire de corruption dans la vente d'armements entre la France et le Pakistan est la seule crédible. Mais les preuves tardent à arriver tant les obstructions du gouvernement sont nombreuses. Un fait est pourtant vérifié : il s'agit de l'existence de Ziad Takiedine un homme d'affaires libanais utilisé comme intermédiaire dans les ventes d'armes au profit de la campagne de Balladur. En effet, un double d'un contrat mettant en cause l'implication dans cet homme dans les ventes d'armes a été retrouvé mais ne comporte pas sa signature puisqu'il existe seulement un exemplaire du contrat signé. En guise de défense Takiedine met en cause les opposants au gouvernement Sarkozy et porte plainte pour faux et usage de faux. Pourtant un des cadres de DCN met directement en cause Takiedine comme intermédiaire des ventes d'armes au Pakistan. Magali et Sandrine ont l'impression que Takiedine est utilisé par l'Elysée comme fusible qui doit sauter et faire oublier l'implication du gouvernement dans la vente d'armes. Plus tard, la police luxembourgeoise accuse Sarkozy d'avoir créé au Luxembourg un société off shore destinée à recevoir les fonds des commissions occultes liées à la vente d'arme. Sarkozy qualifie ce rapport de « fable ». L'Elysée dénonce publiquement une affaire Clearstram 2, laissant entendre que les victimes de Karachi sont instrumentalisées par Dominique de Villepin.

Moralité

Aujourd'hui, Magali et Sandrine sont plus déterminées que jamais à chercher la Vérité, Elles ne cherchent ni argent, ni pouvoir mais veulent savoir pourquoi leurs pères sont morts dans des conditions atroces.