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La population doit retrouver les coupables volontairement occultés par des juges dont certains sont dans les liens ci-dessus.(mise à l'écart des témoins en 2014 ) (Sanction de policiers témoins)
Juges à l'instruction ? Avocats qui entravent la défense des témoins écartés ?
Policiers à l'instruction ?
Policiers de Grenoble organisateurs du go-fast ? Liens NEYRET ? François THIERRY ? (Les pôts de vin des notaires et huissiers trop maîgres ? Impunité passée, spirale ?)
Juges qui oublient des coupables lors du jugement en 2014 à Lyon ?
Jean-Hugues Gay ?
Les complicités de policiers, juges, avocats... relèvent des articles du code pénal : 432-11 ; 432-15 ; Réouverture instruction ?

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Lyon Capitale Les méthodes de la PJ en accusation au tribunal de Lyon Par Slim Mazni ; Publié le 27/05/2014  à 09:56

Depuis ce lundi, le tribunal correctionnel de Lyon se penche sur une affaire de go-fast* dans laquelle les méthodes de la police judiciaire sont elles aussi dans le box des accusés. (mis à jour à 13h50)

L'entrée du palais de justice de Lyon © Tim Douet

Le dossier s'ajoute à la liste déjà longue des procédures controversées que l'on voit émerger dans les juridictions de Lyon et Grenoble. Devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Lyon comparaît une figure du grand banditisme lyonnais. Mohamed Bessame, dit "Bébé", et cinq de ses complices sont jugés pour avoir transporté 624 kilos de résine de cannabis dans un go-fast intercepté le 20 juin 2012 au péage de Valence Sud lors d'une spectaculaire opération de police.

Origine de la banlieue de Lyon, Bébé a donné dans le trafic de stupéfiants à Grenoble mais s'est surtout rendu célèbre pour son évasion en hélicoptère de la prison d'Aiton en décembre 2005.

Ce n'est pourtant pas le pedigree de Bessame, ni les 624 kilos de résine de cannabis qui ont occupé les débats de la 16e chambre correctionnelle de Lyon. Au premier jour du procès, comme tout au long de la procédure, ce sont les méthodes de l'antenne grenobloise de la PJ de Lyon qui ont été au premier plan.

Méthodes qui auraient conduit les enquêteurs à exfiltrer de la procédure l'une de leurs taupes dans le go-fast, un dénommé Habib K., bien connu à Grenoble pour être un indic de la police. Ami de longue date de Bessame, K. l'aurait exhorté à faire cette remontée de stupéfiants depuis l'Espagne. Jamais mis en examen dans ce dossier, K. vit aujourd'hui à Grenoble sans se cacher et sans être inquiété. Simplement entendu comme témoin assité par le juge d'instruction, l'implication de Habib K. a totalement été occulté de la procédure et parfois de manière grossière.

Lorsque le juge et les enquêteurs ne parviennent pas à lire la plaque d'immatriculation d'un véhicule censé appartenir à K., tout le monde parvient à la déchiffrer, à commencer par le président de la 16e chambre, Jean-Hugues Gay, qui ne s'est pas privé pour le dire d'ailleurs.

Irrégularités

Il y a également ces bandes vidéo d'une station-service d'autoroute du côté de Grenoble, que les enquêteurs ont récupérées près de quinze jours après l'enregistrement du passage de Bessame, comme l'atteste une réquisition judiciaire. Or, les bandes vidéo sont écrasées au bout de quatre jours, comme l'ont rappelé à la barre deux responsables de la station-service. Les avocats de la défense soupçonnent donc que la réquisition judiciaire tente de corriger a posteriori des irrégularités de procédure. Bizarrement, on ne voit pas la tête de K. sur ces bandes. Qui a alerté les enquêteurs du passage de Bessame, sinon K. ? questionnent les avocats de la défense.

Suppositions ?

Il y a également ce policier du commissariat de Grenoble venu témoigner à la barre du tribunal. Il évoque les méthodes louches de la PJ de Grenoble avec leurs indics, qui s'adonnent à des actes criminels avec l'assentiment de la flicaille de la capitale des Alpes : le braquage du casino d'Uriage, celui de la bijouterie Delatour sont évoquées. Les accusations sont graves, mais personne ne bronche. Le procureur de la République tente un timide "Ce ne sont que des suppositions". Mais le témoin affirme qu'un président de cour d'assises de l'Isère lui a confirmé que Habib K. était un indic de la PJ de Grenoble. Le nom de ce haut magistrat est donné à la barre. Personne ne le convoquera cependant. Les usages veulent que l'on ne mette pas dans l'embarras un si haut magistrat.

Supplément d'information

La procédure est truffée de faux procès-verbaux, de manipulations et de dissimulations diverses. Les avocats de la défense plaideront la relaxe, quand bien même les 624 kilos de résine de cannabis ont été retrouvés et que les prévenus reconnaissent les faits.

Dans l'hypothèse où Habib K. serait bien l'infiltré de la PJ qui a permis d'interpeller Bessame et ses complices, les éléments de preuve recueillis l'auraient été de manière déloyale. Justement, la jurisprudence condamne les procédés déloyaux ou illicites dans l'administration de la preuve auxquels se livreraient policiers et magistrats.

Ce mardi matin, Me Sayn, avocat de Bessame, a déposé des conclusions pour réclamer un supplément d'information sur toutes les dissimulations qui traversent le dossier. Par exemple, les fadettes (factures détaillées) de Habib K. n'apparaissent étrangement pas dans le dossier alors que sa ligne a été identifiée. "Monsieur le président, vous êtes le dernier recours dans ce dossier. Car, tout au long de l'instruction, on n'a rien eu !"  Tout au long de la procédure, les demandes d'actes des avocats de la défense ont en effet toutes été rejetées.

* Pour l'explication de ce mode opératoire, voir :  "Go-fast et double réservoir, les pratiques des trafiquants de drogue évoluent"

Note : 4.5/5 (11 note(s) attribuée(s))

Vos réactions : 1 commentaire

lors de l"audition des témoins (employé (es) de station services et péage, on aurait pu voir sans être "Mentaliste" qu'ils étaient tous mal à l'aise, (comme celle qui hésite sur la date de son congé maternité ainsi que celui qui nous parle de différents caméra "cachés" en zapan celui qui nous intéresse réellement, qui tremblote et transpire devant le président..Lors de l'arrestation de bébé un flic lui dit avoir "bander" à son interpellation ! éjaculateur précoce, ton affaire va coulé avec toi

Signaler un abus | le 27/05/2014  à 11:58 | Posté par  AntiRipoux  

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www.ledauphine.com/isere-sud/2012/06/24/go-fast-les-cinq-trafiquants-presumes-ont-ete-ecroues / Isère-Sud ; / Grenoble

isère / drôme "Go fast" : les cinq trafiquants présumés ont été écroués

C'est à bord de cette Audi RS 6 que les policiers de la PJ de Grenoble et du RAID ont découvert 650 kilos de résine de cannabis. Ses deux occupants avaient été arrêtés à l'issue d'une opération spectaculaire. Le DL/Fabrice ANTERION 

Transférés vendredi matin _en fourgon cellulaire et sous escorte ultra-renforcée_ de l'hôtel de police de Grenoble où ils étaient en garde à vue dans les locaux de la PJ, jusqu'au palais de justice de Lyon, les cinq trafiquants de drogue présumés, arrêtés mercredi, ont été longuement auditionnés par un magistrat instructeur de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), compétente en matière de criminalité organisée.

Mis en examen pour "trafic de stupéfiants", "association de malfaiteurs" et "blanchiment"

Tous ont été mis en examen à l'issue de leur présentation pour "trafic de stupéfiants", "association de malfaiteurs" et "blanchiment".

Deux de ces suspects _Malik Grainat, 32 ans et Marouane Hammoudi, sensiblement du même âge_ avaient été interpellés mercredi matin au péage de Valence-Sud, sur l'autoroute A 49, au terme d'une spectaculaire opération menée par les policiers de l'antenne grenobloise de la DIPJ de Lyon, avec le renfort du RAID. À bord de l'Audi RS 6 dans laquelle tous deux se trouvaient, 650 kilos de résine de cannabis avaient été découverts ! La drogue avait été chargée dans le sud de l'Espagne et était destinée à l'agglomération grenobloise.

Le premier a été écroué vendredi soir à la maison d'arrêt de Corbas dans le Rhône, le second, à Bourg-en-Bresse dans l'Ain.

Quelques minutes plus tard, ce mercredi matin, à quelques kilomètres de là sur la même autoroute, deux autres hommes avaient été interceptés au péage de Chatuzange-le-Goubet, à bord d'une Citroën C4, considérée par les enquêteurs comme la voiture ouvreuse du convoi.

Derrière le volant était assis Mohammed Bessame, 36 ans, suspecté d'être à la tête du trafic et, à ses côtés, Abdel Halim Askri, 32 ans, tous deux domiciliés dans la région grenobloise. Eux aussi ont été écroués vendredi soir, l'un à la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône dans le Rhône, l'autre à Saint-Quentin-Fallavier en Isère.

Enfin, un cinquième homme, Mourad Medjahed, 37 ans, suspecté d'avoir participé à l'organisation du trafic avait été arrêté mercredi après-midi dans la région lyonnaise. Il a également été placé sous mandat dépôt à la maison d'arrêt de La Talaudière près de Saint-Etienne.

Par Vanessa LAIME | Publié le 24/06/2012 à 13:20 | Vu 9648 fois

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