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COUR D'ASSISES SPÉCIALE DE PARIS Nouveau coup de théâtre, hier, au procès d'Yvan Colonna
La défense au président : "Vous devez partir

Me Sollacaro a jugé le président Wacogne "indigne de mener ces débats". AFP / Mehdi FEDOUACH
Didier Wacogne, président de la cour d'assises spéciale de Paris, n'était pas à la fête hier. La défense d'Yvan Colonna l'a jugé "indigne de mener les débats" et lui a demandé "de partir", provoquant un incident et une suspension de l'audience.

Colonna accuse le magistrat d'être "en mission"
Le problème portait sur le re-tard qu'aurait mis le président à communiquer à la défense un certificat médical d'ab­sence du policier Georges Lebbos, acteur important de l'enquête sur l'assassinet du préfet Erignac. Vous nous cachez des choses, vous êtes en

cause. Vous êtes indigne de mener ces débats. Vous devez partir", a explosé Me Antoine Sollacaro, sous les applaudis­sements d'une partie du pu­blic. "On se croirait devant la junte birmane", a poursuivi l'avocat du berger corse.
Le président Wacogne a sus-pendu immédiatement l'au­dience qui venait de reprendre à 14 h 30, déclarant "Il y a des limites !
Une heure plus tard, la cour est revenue dans la salle d'audience pour une mise au point du président : "La cour tient à dire qu'il est normal que la dé­fense puisse utiliser tous les moyens qu' elle croit utiles à la manifestation de la vérité".

Mais "il n'est pas obligatoire-ment nécessaire que les li­mites soient dépassées, et c'est le cas", a ajouté Didier Wacogne, qui a demandé aux cinq avocats de la défense ainsi qu'au représentant du conseil de l'ordre des avocats, qu'il a fait venir, de rejoindre la cour pour un aparté. Tous ont refusé et dit, parla voix de Gilles Simeoni, "assumer" les propos tenus et accusant le président "d'avoir menti". Yvan Colonna lui-même a reproché au magistrat d'être "en mission" et "pas impar­tial".
L'avocat généra] Christophe Teissier a dénoncé "]e carac­tère extrêmement violent des

propos " tenus par M" Solle­caro.
Les propos de Me Sollacaro jugés extrêmement violents r, Fait plutôt rare, un représear tant du bâtonnier de Paris, l'avocat Jean-Yves Leborgng, s'est déplacé pour dire son souhait d'une poursuite des débats "dans la courtoisie tS la sérénité" .
Un voeu qui semble difficile à exaucer dans un contexte marqué aussi par la défection de plusieurs témoins. Le procès accuse déjà un retard d'au moins deux semaines et le verdict est désormais repoussé à fin mars.